Visites

Les halles Paul Bocuse, le ventre de Lyon 1h30

« Au travail on fait ce qu’on peut, mais à table, on se force »*…Il faut dire qu’on a l’embarras du choix : rosette ou jésus, saucisson brioché ou aux truffes, poularde demi-deuil ou poulet de Bresse, quenelle sauce Nantua ou tablier de sapeur, cervelle de Canut ou Saint Marcellin sans oublier, cerise sur le gâteau, la tarte aux pralines, aux Halles de Lyon, on ne peut qu’avoir les yeux plus gros que le ventre…

Ouvrons les portes du temple de la capitale de la gastronomie, où plus de 50 commerçants bichonnent les produits de 1ère qualité qui font la renommée gourmande de la région. Au menu ? Anecdotes croustillantes, petits secrets bien piquants, recettes délectables de mères, de chefs, dont l’inestimable Monsieur Paul, détour alléchant par un bouchon pour déboucher, comble du régal, sur un mâchon. Résister à la tentation sera difficile !

*maxime extraite de La Plaisante Sagesse Lyonnaise

La presqu’île à la carte 2h

Si la gastronomie française figure depuis peu sur la liste du patrimoine immatériel de l’humanité, le bien-manger est un art pratiqué à Lyon depuis des siècles. Nombreux sont les écrivains à en témoigner tel Rabelais et ses agapes pantagruéliques ou encore Stendhal qui reconnait « …une chose que l’on fasse très bien à Lyon, on y mange admirablement ».

A la croisée de riches terres d’élevage, de céréales, de maraîchages, de vignes, Lyon dispose de denrées de premier choix, aujourd’hui plus de 80 AOP, qu’elle apprête comme personne en sachant particulièrement bien accommoder les restes. Ici rien ne se perd, rien ne se jette, tout est goût, saveur et volupté !

Au menu de la visite : la Presqu’île ! Ce quartier bourgeois recèle des meilleures tables…Bouchons, maisons étoilées ou institut culinaire, tout y est savamment mitonné pour vous mettre l’eau à la bouche !

 

visite guidée de la Presqu'île lyonnaise

La presqu’île, de Bellecour aux Terreaux 2h

Asséchée en partie par les Romains pour y installer leurs entrepôts, la Presqu’île est cette longue langue de limon ancrée entre Rhône et Saône. Zone commerçante de premier ordre, c’est là que le cœur de la ville bat. Son épine dorsale, la rue de la République, est ponctuée de places d’exception. De là s’ouvrent de nombreuses rues qui sont autant de témoins de l’histoire : par exemple la Mercière, très courue à la Renaissance par les imprimeurs ou encore celle d’Edouard Herriot, rue de l’Impératrice au XIXe siècle quand le préfet Vaïsse imite à Lyon le baron Haussmann, en aérant le quartier dans un souci d’hygiène et de sécurité. Lieu de passage varié, animé, majestueux, la Presqu’île est une sorte de condensé de toutes les richesses que la ville a à offrir.

Point de départ de notre déambulation, la place Bellecour, une des plus vastes d’Europe, débouche sur le « Carré d’Or », épicentre du luxe à Lyon. A croire que le chic est contagieux, l’Hôtel Dieu, autrefois repaire des indigents, abrite aujourd’hui un palace et des restaurants distingués. Les Jacobins, Célestins, Cordeliers ont vendu leur âme au commerce & autres divertissements. La Bourse a coûté la vie au président Carnot, l’Opéra a perdu une de ses muses, la Saône, aux Terreaux, se prend pour la Garonne de Bartholdi, et l’Ombre de Rodin rôde dans l’ancien cloître des Dames de Saint-Pierre, aujourd’hui deuxième Louvre de France.

N’hésitez pas à demander le programme, il y en aura pour tous les goûts !